Taux de rétrocession du chirurgien-dentiste : comment ça marche ?
30 %, 40 %, 50 %… Les pourcentages annoncés dans les offres ne veulent pas dire la même chose selon votre statut. Voici comment les lire et les comparer.
Rétrocession : de quoi parle-t-on ?
Dans le dentaire, on parle de « rétrocession » ou de « pourcentage » pour désigner la part des honoraires que vous générez et qui vous revient. Le mot recouvre en réalité trois situations différentes :
1. Le chirurgien-dentiste salarié (CDI en centre ou en cabinet)
Vous êtes salarié : votre rémunération brute est souvent calculée en pourcentage des honoraires que vous encaissez, parfois avec un minimum garanti. L'employeur prend en charge le local, le matériel, le personnel (assistante dentaire, accueil), les consommables, et paie les cotisations patronales. Vous bénéficiez de la protection du salariat : congés payés, mutuelle, assurance chômage, retraite du régime général.
2. Le collaborateur libéral
Vous exercez en libéral dans le cabinet d'un titulaire. Vous encaissez vos honoraires et vous lui reversez une redevance en contrepartie de la mise à disposition des locaux, du matériel et du personnel. Le « taux » annoncé correspond généralement à la part que vous conservez. Vous payez ensuite vous-même vos cotisations sociales (URSSAF, CARCDSF), votre assurance et vos frais.
3. Le remplaçant
Vous remplacez temporairement un praticien absent. Le titulaire vous rétrocède une partie des honoraires perçus pendant le remplacement. Le contrat doit être écrit et suivre le contrat type de l'Ordre.
Quelles fourchettes observe-t-on ?
Les chiffres publiés varient beaucoup d'une source à l'autre, car ils dépendent de la région, du type de structure et de ce que le cabinet fournit. À titre indicatif :
| Statut | Ce que recouvre le % | Ordres de grandeur annoncés |
|---|---|---|
| Salarié (CDI) | % des honoraires encaissés, converti en salaire brut | Souvent autour de 30 %, parfois plus selon l'activité |
| Collaborateur libéral | Part des honoraires conservée par le collaborateur | Généralement entre 35 % et 50 % selon les sources et les accords |
| Remplaçant | Part des honoraires rétrocédée au remplaçant | Variable, négociée au cas par cas |
Sur DentRecrut, la grande majorité des offres publiées sont des CDI salariés à 30 %, et une partie des offres en collaboration libérale atteint 50 %.
Pourquoi 30 % salarié peut valoir mieux que 45 % libéral
Le pourcentage brut ne dit rien de ce qui vous reste à la fin du mois. En libéral, vous devez retirer de votre part :
- vos cotisations sociales personnelles (maladie, retraite, prévoyance) ;
- votre part des frais de prothèse (laboratoire), généralement à votre charge ou déduite de vos honoraires ;
- votre assurance responsabilité civile professionnelle ;
- vos frais de comptabilité, de formation, de déplacement ;
- l'absence de congés payés : un jour non travaillé n'est pas rémunéré.
En salariat, l'employeur supporte les charges de la structure et les cotisations patronales, et vous avez des congés payés, une mutuelle et souvent des avantages (tickets restaurant, transport, formations prises en charge).
Faites le calcul avec vos propres chiffres grâce au simulateur ci-dessous.
Simulateur : salarié ou libéral, combien vous reste-t-il ?
Un pourcentage plus élevé ne veut pas dire un meilleur revenu.
DentRecrut vous aide à faire votre choix entre un contrat salarié et un contrat libéral.
- Congés payés
- Mutuelle et prévoyance employeur
- Assurance chômage
- Zéro gestion ni comptabilité
- Assistante et équipe fournies
- Frais de prothèse à votre charge
- Pas de congés payés
- Pas d'assurance chômage
- Comptabilité et gestion à gérer
Pourquoi de plus en plus de chirurgiens-dentistes choisissent le CDI
Le salariat se développe, en particulier dans les centres dentaires. Ce qui attire les praticiens, ce n'est pas seulement le revenu :
- Un revenu net comparable, souvent proche de celui d'une collaboration libérale une fois les frais et cotisations déduits (testez avec le simulateur).
- La sécurité : congés payés, mutuelle et prévoyance employeur, assurance chômage, retraite du régime général.
- Zéro gestion : ni comptabilité, ni URSSAF, ni commande de matériel. Vous consacrez votre temps aux patients.
- Une équipe autour de vous : assistante dentaire, accueil, et souvent des spécialistes sur place.
- Aucun investissement et la liberté de changer de projet plus tard.
Les 6 questions à poser avant d'accepter un pourcentage
- Sur quelle base est calculé le % ? Honoraires facturés ou encaissés ? Les actes impayés sont-ils déduits ?
- Les frais de prothèse sont-ils déduits avant application du pourcentage ?
- Y a-t-il un minimum garanti, notamment pendant les premiers mois, le temps de constituer un planning ?
- Quel est le plateau technique : nombre de fauteuils, imagerie, assistante au fauteuil ?
- Quel volume de patients et quel délai de rendez-vous aujourd'hui ?
- Quels avantages s'ajoutent : mutuelle, formations, transport, tickets restaurant ?
Découvrez nos offres en CDI salarié
La majorité des offres DentRecrut sont des CDI salariés à 30 %, avec assistante dentaire, spécialistes sur place, mutuelle, formations et tickets restaurant. Comparez-les sur la carte et candidatez à plusieurs en quelques clics. Sans frais.
Voir les offres sur la carte →Questions fréquentes
Quel est le taux de rétrocession légal d'un chirurgien-dentiste ?
Il n'existe pas de taux légal. Le pourcentage est librement négocié entre le praticien et la structure, dans le respect du contrat type de l'Ordre pour les collaborations et les remplacements.
30 % en CDI, est-ce un bon pourcentage ?
En salariat, 30 % des honoraires est un niveau fréquent. Il faut le comparer en tenant compte de ce qui est pris en charge par l'employeur : charges, personnel, matériel, cotisations patronales, congés payés et avantages.
Le pourcentage est-il calculé sur les honoraires facturés ou encaissés ?
Cela dépend du contrat. La plupart des contrats se basent sur les honoraires encaissés, parfois après déduction des frais de prothèse. C'est un point à faire préciser par écrit.
Un collaborateur libéral peut-il développer sa propre patientèle ?
Oui. Le contrat de collaboration libérale prévoit que le collaborateur peut constituer sa propre patientèle, conformément au contrat type de l'Ordre.